Le Canaval de la Guadeloupe

Carnaval de Guadeloupe et mélange des genres

 

Assurément, le carnaval est pluriel en Guadeloupe !

Les festivités liées à cet événement incontournable sont influencées par le métissage culturel de l’archipel des Petites Antilles.

Carnaval de Guadeloupe et mélange des genres

 

Assurément, le carnaval est pluriel en Guadeloupe !

Les festivités liées à cet événement incontournable sont influencées par le métissage culturel de l’archipel des Petites Antilles.

Le moment est donc rêvé pour une rencontre inoubliable avec la population locale et une découverte des traditions locales, sur fond d’exaltation populaire, de relâchement total et d’extravagances de toutes sortes.

D’un groupe à l’autre, en plus de se laisser emporter par la liesse ambiante, on s’émerveille de la variété de couleurs, de costumes, de musiques, mais aussi de symboliques.

Les « Groupes à Caisses Claires » sont la touche glamour des défilés. Leurs chars et déguisements sont somptueux, élaborés à grand renfort de plumes, de soie, de dentelles, de paillettes, d’imposantes coiffes et d’ornements divers... le tout mis en valeur par des reines de beauté ! Tout au long de leur parcours, ils présentent au public leurs chants et chorégraphies longuement travaillés et, côté musique, ils n’hésitent pas arpenter les rues avec des sections cuivres, des claviers et des percussions classiques.

Les « Groupes à Peaux » ont la réputation d’être plus authentiques. Avec eux, on ne parle pas de défilé, mais de « déboulé », tant leur rythme est enfiévré Ceux-là scandent des messages, plus qu’ils ne chantent. Leurs instruments sont en matériaux naturels : tambours en peaux de cabris, bois fouillés, cha-chas en calebasses, ou encore conques de lambi.

Ils ne sortent qu’à la nuit tombée et drainent des foules impressionnantes, dont les costumes sont des piqures de rappels historiques : l’époque coloniale est évoquée et de vibrants hommages sont rendus aux anciens esclaves, aux Africains, aux Amérindiens, ou encore aux Caraïbes. Les accoutrements se composent de feuilles de bananes, de cornes de boeufs, de sacs en jute ou de matériaux recyclés ; sinon, sans pudeur, hommes, femmes et enfants défilent quasi-nus, la peau enduite de sirop-batterie, d’huile noire, ou de poudre rouge de roucou. Ces groupes sont précédés de frappeurs de fouets qui « ouvrent le chemin ».

Il existe aussi les « Mas », dont les visages sont dissimulés par des masques vendus dans le commerce. Ces joyeux lurons font preuve d’humour, s’amusent à faire peur aux spectateurs, singent les personnalités politiques, ou encore jouent la comédie dans des saynètes satiriques. Eux aussi ont une musique particulière, agrémentée par des steel-bands et des sifflets !

Tous les week-ends, dès le premier dimanche du mois de janvier, les artères des communes – principalement de Pointe-à-Pitre et de Basse-Terre – se transforment en rues piétonnes, laissant place aux défilés et aux nombreux spectateurs !

Puis arrivent les jours gras, synonymes d’apogée des réjouissances, avec notamment les défilés en pyjamas et nocturne du lundi, puis la Grande Parade du Mardi Gras.

Le mercredi des cendres, on parle de « Grand Vidé », propice au défoulement général. Public et groupes ne font plus qu’un : toute de noir et de blanc vêtue, la foule accompagne le Roi du carnaval, dit « Vaval », au bûcher. Mais ce fameux mercredi, où la marionnette géante connaît son inéluctable sort, ne marque pas la fin des célébrations ! Le jeudi de la mi-carême, entre la fin du carnaval et Pâques, des milliers de diables rouges et noirs s’accordent une dernière sortie dans les rues. On dit alors que « Vaval renait de ses cendres » juste pour une journée !

Bon à savoir : en Guadeloupe, durant la période carnavalesque, il est de tradition de déguster des beignets soufflés, délicatement saupoudrés de sucre de cannes !

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